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Les réseaux sociauxcomme supports éducatifs

Si les réseaux sociaux sont des espaces de conversation et de partage, ils sont aussi des canaux d’information majeurs : plus de 45% des 18-34 ans y recourent pour s’informer. Mais quel est le potentiel de ces médias conversationnels dans le milieu éducatif ?

12 févr. 2020

2 minutes

Facebook, Instagram, Snapchat, WhatsApp, TikTok… Les réseaux sociaux sont omniprésents dans la vie de nos enfants. Pour beaucoup, ces outils de communication structurent même leur quotidien du matin au soir, au point d’agacer voire d’inquiéter bien souvent les parents… par ailleurs, eux-mêmes, grands utilisateurs de réseaux sociaux. Les risques (addiction, harcèlement…) ne sont certes pas à minorer, mais l’usage de ces réseaux peut aussi s’avérer un moyen d’apprentissage utile et intéressant.

De nombreuses applications

La twictée a ouvert la voie. Cet échange entre différentes classes de courtes dictées et de règles de correction produites par les élèves via Twitter a rencontré un certain succès depuis son lancement en 2013 avec le soutien de l’Éducation nationale. Mais au-delà de cet outil, bien d’autres applications ont émergé ces dernières années.

À commencer par la création de compte collectifs protégés veillant à ne donner aucune donnée personnelle d’élèves. Le premier intérêt est d’en faire le support d’un cours d’enseignement moral et civique sur le média lui-même, afin de sensibiliser les enfants à l’utilisation responsable des réseaux sociaux, aux risques de harcèlement et à la protection de leurs données personnelles.

Mais l’utilisation des réseaux sociaux permet aussi de favoriser l’échange au sein de la classe ou entre différentes classes, à travers le partage de données et le travail collaboratif, à l’exemple du cahier de textes électronique ou des échanges d’informations avec l’enseignant, voire entre l’enseignant et les parents.

Un outil au service de la classe inversée

Parmi les réseaux sociaux fréquemment utilisés en classe, YouTube est très prisé. Les enseignants sont de plus en plus nombreux à aller piocher des contenus sur la plateforme de vidéos afin de les partager avec leurs élèves. Certains créent leurs propres capsules vidéo accessibles directement sur leur chaîne YouTube ou par le biais d’une clé USB. Ce moyen permet à l’élève de prendre connaissance de données théoriques en dehors du temps de classe. Ce dernier peut être ainsi davantage consacré à des exercices et à un approfondissement du sujet sur le principe pédagogique de la classe inversée : les cours à la maison et les devoirs en classe.

Le recours à cet apprentissage par réseaux sociaux interposés peut s’avérer aussi fort utile dans des classes à deux niveaux (ex : classe de CM1-CM2), voire dans les classes à niveau unique. Une partie des élèves, en fonction de leur niveau, peuvent ainsi visionner une vidéo pendant que l’enseignant travaille avec les autres élèves.

En fait, les initiatives ne cessent de se multiplier. Dernière en date : le concours M@ths en-vie, soutenu par l’Éducation nationale en janvier 2020, qui consiste à poster des problèmes mathématiques sur Twitter, à résoudre sous un mode collaboratif avec différentes classes : les problèmes les plus likés et les plus retweetés gagnent des cadeaux.

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